Le métier de pilote

Vague

Le pilotage consiste à assurer la conduite d’un navire pour amener sécuritairement celui-ci d’un point donné à un autre. Le détenteur d’un brevet ou d’un certificat de pilotage est un officier de marine d’expérience qui a acquis grâce à un apprentissage validé par des examens, la compétence pour assurer la conduite sécuritaire du navire.

Le métier - Vue sur le fleuve

Crédit-photo: Simon Lebrun

Dans le secteur pour lequel il a été formé, le pilote connaît minutieusement les particularités, la force du courant, l’effet des courants transversaux et les obstacles de toutes sortes. Voici à quoi ressemble un début de mission de pilotage : D’abord, le pilote reçoit son affectation sur un navire par un répartiteur à partir du centre d’affectation de Montréal. Plusieurs renseignements sont transmis au pilote afin qu’il puisse préparer sa prochaine mission. Il devra tenir compte de plusieurs facteurs telles la météo, les dimensions du navire, la densité du trafic, etc., et prévoir ses décisions en fonction du risque.

Le métier - Vue sur le fleuve

Crédit-photo: Simon Lebrun

Le métier - Superpétrolier Genmar Daphne

Crédit-photo: Simon Lebrun

Par la suite, le pilote se rend soit à la station d’embarquement, soit au quai où le navire est amarré. Le bateau-pilote est une petite embarcation d’une vingtaine de mètres pouvant naviguer à vive allure et servant à transporter le pilote au navire, lorsque celui-ci est en transit. Le navire doit ralentir sa vitesse et déployer une grande échelle de corde le long de sa coque. Le bateau-pilote se stabilise au bas de l’échelle et le pilote doit la gravir pour monter à bord. Il est accueilli sur le pont principal par l’officier en devoir qui le conduira immédiatement à la timonerie, où il sera accueilli par le capitaine du navire et par le pilote qui sera relevé de ses fonctions. Cette opération de transbordement par l’échelle est risquée et parfois périlleuse, surtout lorsque les conditions météorologiques sont difficiles.

Une fois à bord, le pilote maritime échange avec le capitaine sur les conditions du navire et de ses équipements. Si le pilote maritime juge que le navire n’est pas sécuritaire, il a le devoir d’en informer immédiatement la Garde côtière canadienne.

Les minutes sont cruciales, car le navire est toujours en mouvement et l’échange d’informations entre le capitaine et le pilote doit se faire sans tarder. Le pilote prend immédiatement la charge de la conduite du navire et transmet le cap à suivre au timonier. C’est ce dernier qui tient la barre.